31 Jan 2024
Image abstraite avec le titre de l'éditorial sur les urgences en graphisme

Les urgences en graphisme : on se calme, y’a pas le feu! 😉

[Éditorial]

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec toi ma réflexion sur les urgences en graphisme. J’ai envie qu’on prenne une grande respiration pour se calmer et qu’on puisse relativiser les choses avant de crier au feu.

Je réalise que mon travail est mal connu et surtout que les gens ne comprennent pas le temps de travail nécessaire pour réaliser leurs demandes. Ils ne voient pas que c’est une spécialité et que ça ne se fait pas en criant ciseau. C’est peut-être pour ça qu’il y a plein de demandes urgentes qui ne font pas de sens, du genre : « J’ai besoin d’un logo pour demain, tu peux me faire ça? ».

Eh bien non, je ne peux pas. Pas parce que je ne suis pas bonne. Mais plutôt parce que la créativité ne se commande pas. Et parce que ça ne fait pas de sens de se dépêcher à faire quelque chose qui est aussi important (à mon avis de spécialiste en branding, bien sûr!).

N’est-il pas préférable de prendre son temps pour analyser et créer quelque chose d’unique, sur mesure et pleinement aligné afin d’avoir le plus grand impact possible et être reconnu adéquatement? Je pense que oui! En fait, j’en suis convaincue.

Je te parle donc dans cet éditorial des demandes urgentes, de ma façon de les gérer et des 36 chapeaux que je porte dans mon entreprise. Et je te le dis tout de suite! Je n’ai ni l’habit, ni l’expertise, ni l’étoffe d’un secouriste…

Comme tout le monde, je porte de nombreux chapeaux.

Au-delà la femme, la conjointe, la maman, la fille, la sœur et l’amie, j’ai tellement d’autres chapeaux à porter. En tant qu’entrepreneure, graphiste spécialisée en identité visuelle et coach en branding et couleurs, je fais vraiment beaucoup de choses différentes. Je suis à la fois visionnaire, PDG, gestionnaire, responsable des ressources humaines, créatrice de contenu, rédactrice, stratège, coach, conférencière, formatrice, responsable des ventes, directrice artistique, graphiste, retoucheuse photo, infographiste, et j’en passe. Tous des chapeaux essentiels à mettre pour que mon entreprise reste vivante.

Mais il y a plein d’autres titres, ou chapeaux si tu préfères, qui pourraient m’être donnés.

Je pourrais parfois me considérer pompière, parce que j’éteins vraiment beaucoup de feux. Tsé, les urgences, je connais ça. J’en ai vue en masse dans mes 20 ans de pratique!

Certains croient que je suis une spécialiste de la technologie et que mon travail est vraiment facile, que je n’ai qu’à peser sur un bouton pour que le travail se fasse tout seul. Ou que je n’ai qu’à utiliser l’intelligence artificielle ou les gabarits Canva. Oh boy! Ne me pars pas sur ce sujet, j’en ai beaucoup trop long à dire!

D’autres pensent que je suis voyante et que je peux deviner ce qu’ils ont en tête. Mais non, je n’ai pas de boule de cristal, je ne connais pas l’avenir et je ne peux pas lire les lignes de la main ou les feuilles de thé.

D’autres encore voudraient que je sois médecin et que je leur sauve la vie (même s’ils ne sont certainement pas sur le point de mourir…).

En fait, je suis graphiste, ou une spécialiste de la communication visuelle si tu préfères.

Mon travail, c’est de passer graphiquement, visuellement, le bon message aux bonnes personnes.

C’est de faire rayonner mes clientes et leur permettre de sortir du lot.

Je ne suis pas une chirurgienne.

Je ne suis ni ambulancière ni secouriste.

Et je ne suis pas urgentologue.

Je ne suis pas une psychologue ou une travailleuse sociale exerçant en situation de crise.

Je ne suis pas en mesure de réanimer personne.

Je ne fais rien de médical, j’y connais rien de rien.

Ce qui est clair, c’est que je ne sauve pas des vies.

À mes yeux, rien n’est suffisamment urgent pour que je mobilise mes troupes entières et toutes mes ressources (principalement en énergie et en temps) pour un projet urgent.

Je sais, les urgences sont vraiment relatives.

Bien honnêtement, mon travail est vraiment tripant et même essentiel pour plusieurs de mes clientes. Mais quand on y réfléchit bien, il n’a pas d’importance capitale et n’est clairement pas vital.

Le graphisme n’est jamais une question de vie ou de mort.

Personne n’est mort à cause d’un logo, d’un visuel, d’un site web ou d’un rapport annuel remis en retard ou repoussé à plus tard. Non, personne.

Si tu n’as jamais eu de logo et que ton entreprise est bien en vie, tu peux bien attendre une semaine ou deux de plus pour avoir une identité visuelle alignée et unique à toi.

Oui, évidemment, il peut avoir des désagréments pour des retards, ça, je ne le nie pas. Ce que je dis, c’est que la plupart du temps, les urgences graphiques auraient pu être évitées. Ben oui, il faut simplement planifier.

Avec de l’organisation et de la communication, on peut éliminer ou prévenir beaucoup d’ « urgences ».

Oui, j’ose mettre le mot « urgence » entre guillemets parce que bien souvent, ce n’est pas une vraie urgence.

Selon mon expérience, dans 90% des cas, ce n’est pas une urgence.

En réalité, c’est une des deux situations suivantes qui survient :

  1. Soit le client a mal géré son temps, a changé d’idée à la dernière minute ou a oublié un projet ou un délai. C’est souvent une question de gestion de temps…
  2. Soit le client veut juste que les choses soient faites rapidement et donne un très court délai pour réaliser le travail afin que ce soit fini et qu’il puisse passer à autre chose. Il veut un crochet sur sa longue liste de choses à faire!

Pour les 10% restants, donc les vraies urgences, je peux très bien les gérer.

Mes clientes sont ULTRA importantes pour moi.

Sauf que rien ne justifie que je sacrifie ma santé mentale, que je me mette à stresser ou à ne plus dormir, que je réaménage mon horaire complet ou que je me prive de moments avec mes enfants. Surtout si ça pouvait être évité.

Rien ne justifie non plus que je pousse mon équipe à aller toujours plus vite. Mon équipe est composée d’humains, pas de robots. Je respecte beaucoup trop chacun des membres pour les « rusher » sans cesse.

Pour moi, c’est une question de respect.

Le respect de qui je suis. Le respect de mon temps, de mon travail, de mon équipe, de mes façons de faire, de mes conditions, de mon équilibre de vie et de la valeur de ce que j’apporte.

Alors, si tu as besoin de moi de façon urgente et que je suis capable de t’aider (parce qu’on a une belle relation, parce que tu n’abuses pas et parce que ça rentre dans mon horaire), ça va me faire plaisir de le faire. Et je ferai le travail hyper bien, parce que je me donne toujours à 100%, dans tout ce que je fais. Tsé, c’est ma devise : « Tant qu’à faire le travail, aussi bien le faire le mieux possible. »

Et c’est la même chose pour mon équipe. Elle répondra toujours présente si elle se sent respectée.

J’ai vraiment à cœur d’aider le mieux possible mes clientes. Et si on travaille ensemble, dans le respect et avec une bonne communication, c’est certain qu’on va y arriver!

Mais je te le dis tout de suite. Les mandats urgents, je les fais sous certaines conditions.

Le tarif horaire d’urgence est la solution que j’ai trouvée.

Bien honnêtement, il me permet de filtrer les urgences. C’est souvent quand je mentionne ma règle du moins de 3 jours ouvrables et le taux horaire associé que les clients prolongent la date d’échéance. Ça me permet de voir si c’est véritablement urgent et si ça vaut l’énergie que je chamboule tout pour répondre à cette demande.

Je te le dis, c’est un truc vraiment efficace!

Selon moi, un tarif d’urgence est tout à fait justifié quand je dois complètement revoir mon horaire et mes priorités du jour ou de la semaine pour traiter une urgence.

Alors ne t’offusque pas si je te dis que ce sera plus cher à cause d’un délai trop court. Ou bien que je ne peux pas m’en occuper selon ma charge de travail du moment.

Je ne suis plus une débutante en affaires qui saute sur toutes les demandes par peur du manque, ou qui a si peu de mandats qu’elle arrive à faire le projet le jour même. Ce n’est plus comme ça que je fonctionne, pas après 10 ans. J’ai maintenant beaucoup de demandes et de clients différents à servir et j’y vais selon la règle du premier arrivé, premier servi (en tenant compte bien sûr des délais de chacun).

Mon horaire est souvent complet une bonne semaine à l’avance. Parce que je suis populaire! 😉 Ça doit vouloir dire que mon équipe et moi, on travaille bien! Mais aussi parce que j’aime être organisée et savoir d’avance ce que j’ai à faire. Je suis juste plus efficace comme ça. Et beaucoup plus zen aussi.

Tu dois vraiment comprendre que ta demande urgente a un réel impact sur moi, mon équipe et mes autres clients (et parfois même sur ma famille).

On ne veut surtout pas se rendre malade, ni toi, ni moi, ni personne.

Nos vies et notre santé valent bien plus cher. Tu ne penses pas?

Pour finir, je te rappelle que ma spécialité n’apporte aucun remède et ne sauve pas de vies.

Après tout, comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas urgentologue. Je suis graphiste!

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Si tu as un projet en tête et que tu as besoin de moi ou mon équipe, n’hésite pas à me contacter. Ensemble, on pourra voir si c’est possible et on mettra en place un échéancier réaliste.

Tu n’as qu’à planifier gratuitement ton appel picoté de 30 minutes juste ici : https://calendly.com/picotestudio/appel-picote

Si tu veux savoir comment je fonctionne et en savoir plus sur le studio, rends-toi juste ici: https://www.picotestudio.com/studio-graphique/

Et je te le dis, si on travaille dans le respect et avec une bonne communication, je porterai tous les chapeaux requis afin de réaliser ton projet… même s’il est urgent! 😉

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Dominique Tardif

Créatrice de marques irrésistibles et alliée créative

Diplômée en graphisme, elle exerce depuis près de 20 ans un métier qu'elle maîtrise à la perfection et qui la passionne toujours autant.

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